Profession Assistante Dentaire – Novembre – Décembre 2021

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UGS : REV30121N5 Catégorie : Année : 2021Volume : 18Numéro : 5Nombre de pages : 44
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Description

Edito

Ultracrépidarianisme

Julien Brousseaud, Rédacteur en chef I Lire ci-dessous.

Agenda

Actualité

Nicolas Fontenelle

Formation

Système d’aspiration de l’unit dentaire : comment bien l’entretenir ?
Alexandre Baudet, Thomas Veynachter, Céline Clement

Les frénectomies en questions
Louis Huault, Morgane Bompard

Restaurations implanto-portées compensant un édentement bi-maxillaire encastré : la prise d’empreinte
David Moretti, Éric Bonte

Horizons

Accident d’exposition au sang : que faire ?
Aymeric Lapp

Elles soignent à domicile
Nicolas Fontenelle

Le congé maternité : cinq questions clés
Nicolas Fontenelle


Éditorial

Ultracrépidarianisme

Ultra-crépi-daria-nisme.
Derrière ce mot aussi difficile à prononcer qu’à retenir, se cache un comportement humain de plus en plus répandu, particulièrement dans les médias et sur les réseaux sociaux. Il s’agit de donner son avis sur un sujet et de l’expliquer, alors que nous n’avons pas de compétences avérées. Ce phénomène n’est hélas pas nouveau : Êtes-vous pour ou contre les OGM ? Le nucléaire ? La 5G ? L’obligation vaccinale ? Nous avons tous plus ou moins un avis sur ces sujets, motivé par des expériences passées, des lectures ou des discussions avec des amis. Et c’est bien normal, au fond, de donner son avis dans une conversation. En effet, qui connaît réellement ces sujets ? Qui est vraiment spécialiste ?
Là où tout se complique, c’est lorsque cet avis est relayé sur les réseaux sociaux avec plus ou moins de véhémence, et où tout est mélangé : les connaissances, les informations, les commentaires, les opinions… Car, un autre mécanisme, appelé effet Dunning-Kruger met en évidence que moins on sait, plus on croit savoir. L’être humain a donc tendance à surestimer ses connaissances et à donner son avis sur tout, sans compétence pour le faire. Et de fait, les personnes les moins compétentes surestiment leurs capacités et s’auto-convainquent qu’elles savent. C’est ainsi qu’avec l’épidémie de Covid-19 et la crise sanitaire, des « experts en tout » ont émergé des médias, sont sortis de leur domaine de compétence, polluant ainsi nos avis, nos pensées jusqu’à notre libre arbitre ; la rapidité de transmission des réseaux sociaux participant à cet effet.
Le sens de mon propos est ici que le fait d’avoir un avis nous dédouanerait presque de l’obligation de nous instruire ou de nous former sur le sujet. Quand on commence à s’intéresser à quelque chose, notre impression de connaissance dépasse notre connaissance réelle : on est sûr d’avoir compris ! Mais au fur et à mesure où on apprend, on se rend compte qu’on ne sait évidemment pas tout ! C’est tout le danger de ces « influenceurs » Facebook ou Instagram qui relayent des cas cliniques, reproduisent ce qu’ils ont vu mais ne comprennent pas le pourquoi, ni le sens de ce qu’ils font… L’observateur peut alors tirer des conclusions hâtives et reproduire bêtement les mêmes erreurs, qu’il diffuse lui aussi.
La presse professionnelle scientifique est heureusement là pour vous apporter une formation et une information validée par un comité de lecture et des experts reconnus. C’est aussi un appel à aller plus loin, à creuser et à vous perfectionner sur un thème qui vous intéresse ou vers lequel vous souhaitez progresser. Votre revue Profession Assistante Dentaire vous apporte cette assurance d’une connaissance fiable et validée scientifiquement, et toutes les publications du groupe Information Dentaire sont autant d’ouvertures vers une connaissance plus approfondie.
Je vous souhaite une bonne lecture, pleine d’envie, de plaisir et d’interrogations.
Prenez soin de vous !

 

Julien Brousseaud, Rédacteur en chef

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