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Information dentaire

L'Information Dentaire n°14 - 7 avril 2021

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Edito

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Michel Bartala

Actualités

Revue de presse
Le prélèvement salivaire pourrait-il remplacer le prélèvement naso-pharyngé pour la détection du SARS-Cov-2 (en rRT-PCR) dans le cadre d’un dépistage de masse ?
Société Française de Chirurgie Orale,

Presse médicale spécialisée
Philippe Léonard

Actualité hebdo
Nicolas Fontenelle

Formation

Grand prix éditorial : comment garantir une anesthésie de qualité ?

Les trois cas lauréats

Le maximum de soins dans le minimum de séance : c’est possible, grâce à l’anesthésie ostéocentrale
Linda Martin

Comment aborder l’anesthésie lors de la première consultation en odontologie pédiatrique ?
Etienne Boulbin

Anesthésie électronique au Quicksleeper 5® et MIH : la clé de la réussite ?
Caroline DelfosseCaroline LeverdThomas MarquillierThomas Trentesaux

Exercice Pro

Fiscalité

Examen de conformité fiscale : vers la sous-traitance des contrôles fiscaux ?
Bernard Fabrega

Obligations sociales et fiscales d’Avril

Art

Les très riches heures d’Étienne Bourdet
Thierry Debussy


ÉDITO

Coup de bec

Autour de moi, tous arborent un bec. Ils me parlent normalement, sans changement de voix. Mais plus de bouche ni de nez, juste un phanère corné ! Des becs longs, courts, avec ou sans caroncules… Chaque attribut me semble correspondre au caractère de son propriétaire, et ce n’est pas forcément inesthétique (enfin pour certains). Soudain, je panique… Plus de bouches, donc plus de métier. Je cours pour trouver un miroir et découvrir mon nouvel appendice… et une douce musique marque la fin de ma nuit et de ce « rêve ».

Toute évasion nocturne a, dit-on, une signification. La mienne laisse-t-elle entendre que les dents sont oubliées ? Pas inutiles, simplement mises de côté, juste considérées, selon le terme désormais consacré, comme « non essentielles ». Alors, toutes les professions qui s’occupent de ces petites choses blanches dans nos bouches deviennent – ou plutôt sont – accessoires, voire totalement négligeables. Oubliés les assistant(e)s dentaires, les prothésistes, les chirurgiens-dentistes…
Depuis des années, nous attendons une évolution, la création d’un métier, d’une compétence permettant de prendre en charge l’ensemble de l’hygiène buccale. Depuis des années, nous savons que la réalisation de certaines prothèses peut avoir un impact grave sur la santé, comme le montre si bien un article paru dans BMC de mars 2021, sur les alliages dentaires, notamment le cobalt-chrome*.

Depuis des années, nous plaidons pour que les actes et la logistique mise en œuvre pour les soins soient pris en charge à leur juste valeur, permettant à tous de pratiquer notre profession de santé dans des conditions optimales de préservation des tissus des patients. Pourtant, une fois de plus, nous sommes toutes et tous oubliés par les pouvoirs publics. Bien évidemment, j’ai conscience que nous ne sommes pas les seuls à faire partie des « omissions », des « non essentiels ». Est-ce pour autant qu’il ne faut plus agir, ne serait-ce qu’un peu ? Essayons au moins de participer (de tous participer… un autre rêve que je n’espère pas utopiste). Aussi ai-je l’espoir que nous aurons voté en masse aux élections URPS, pour montrer notre présence. Au moment où j’écris ces lignes, le vote va bientôt débuter. Quand vous les lirez, il sera clos, ou presque. Alors je rêve sincèrement que nous nous serons impliqués, pour que nos représentants s’engagent vraiment pour les professions qui prennent soin de la santé bucco-dentaire de nos concitoyens. J’espère que cette reconnaissance arrivera vite, avant que les poules aient des dents…

 

Michel Bartala, Rédacteur en chef