L'Information Dentaire n°26 - 29 juin 2022

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UGS : ID A02226 Catégorie :
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Description

Édito

Guider notre exercice quotidien I Lire ci-dessous
Par Frédérique d’Arbonneau

Actualités

Revue de presse

Hygiène bucco-dentaire quotidienne et applications smartphone
Pascal De March

Presse médicale spécialisée
Philippe Léonard

Actualité hebdo
Nicolas Fontenelle

Formation

Que faire en cas de fracture d’un instrument dans un canal ?
Stéphane Simon

Prise en charge tardive de l’expulsion d’une dent permanente immature
Virginie Magnan, Corinne Tardieu, Isabelle Blanche

Apparition d’une béance unilatérale chez l’adulte
Mathieu Benichou, Constance Cuny, Antonin Hennequin, Eric Solyom, Julie Dufour-Machuret, Florent Destruhaut

Hypoesthésie postopératoire, histoire d’une complication d’une chirurgie plastique parodontale
Caroline Fouque

Négligence, maltraitance. Comment agir ?
Frédérique d’Arbonneau, Hervé Foray, Ingrid Vantillard, Charlotte Gouedard

Le chirurgien-dentiste face à une situation d’urgence médicale
Florian Laurent, Philippe Rocher

IdMag été – Festivals

Un été de festivals

Découverte

Art

Ombres et lumières
Thierry Leroux


Éditorial

Guider notre exercice quotidien

Dans les années 1980, un médecin de l’Université canadienne McMaster inventa le terme « Evidence Based Medecine » pour décrire l’utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des meilleures données disponibles pour la prise de décisions concernant les soins à prodiguer à chaque patient. En France, nous traduisons généralement cela par « Médecine fondée sur la preuve ». C’est ainsi qu’au tournant des années 90, cette méthode s’est imposée dans nos universités pour l’enseignement et la pratique de la médecine et, par extension, de l’odontologie.

Cette méthode a conduit naturellement à la constitution d’un corpus de bonnes pratiques, fondé non seulement sur les résultats des données de la recherche, mais aussi de l’expérience clinique des praticiens et de la prise en considération du patient, de ses droits et de ses demandes.

Nous sommes donc passés d’une pratique empirique qui constituait l’Art Dentaire à une approche plus scientifique qui nous a menés à la médecine bucco-dentaire. L’éthique nous commande de proposer à nos patients des techniques thérapeutiques éprouvées, qu’il pourra choisir librement et en pleine conscience, afin d’exprimer son consentement éclairé. Encore faut-il que le praticien soit au fait de ces techniques et à même de délivrer une information claire et honnête permettant de recueillir ce consentement.
Le numéro de L’Information Dentaire que vous avez entre les mains a pour objectif de mettre en lumière certaines procédures récentes, mais éprouvées, pour que chaque praticien puisse en avoir connaissance et décider de les acquérir, ou d’adresser à un confrère ayant les compétences requises, afin d’être à même de les proposer à ses patients.

Nous devons avoir à l’esprit que l’impératif éthique de cette démarche a des conséquences médico-légales. Les recommandations de bonnes pratiques s’imposent donc à nous pour d’évidentes raisons éthiques, mais également face à un juge pour qui elles constituent un référentiel opposable.
Cela revient-il à dire que l’Art Dentaire a vécu ? Bien sûr que non ! L’habileté des praticiens que nous sommes reste décisive. Une recommandation de bonne pratique ne vaut que par la capacité que nous avons à la mettre en œuvre, l’obligation de résultat ne se substituant pas à l’obligation de moyens. Cette dernière est intimement liée à celle que nous avons de continuer à nous former tout au long de notre carrière. C’est ce à quoi notre revue et ses auteurs s’emploient semaine après semaine.

Ce numéro ne peut bien sûr pas se montrer exhaustif, mais nous espérons qu’il vous donnera envie d’en savoir plus sur toutes les recommandations de bonnes pratiques qui couvrent aujourd’hui l’ensemble de notre spécialité et qui doivent guider notre exercice quotidien.
Bonne lecture à tous !

Frédérique d’Arbonneau
MCU-PH, Brest
Membre du comité éditorial de L’Information Dentaire
Coordinatrice scientifique du numéro