L'Information Dentaire n°41 - 23 novembre 2022

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UGS : ID A02241 Catégorie :
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Description

Avant-propos

La compétence consiste à connaître ses incompétences I Lire ci-dessous
Michel Bartala

Éditorial

L’implantologie omnipratique en 2022 : oxymore ou réalité  I Lire ci-dessous
Gary Finelle

Actualités

Interface des piliers implantaires et attache gingivale
Pascal De March

Presse médicale spécialisée
Philippe Léonard

Actualité hebdo
Nicolas Fontenelle

Formation

Quand implanter ?
Gilles Szotek, Adam Hamilton, France Lambert

L’extraction avec implantation immédiate en secteur antérieur est-elle plus accessible à l’omnipraticien en 2022 ?
Antoine Popelut

Prise en charge implantaire en secteur unitaire postérieur
Maxime Figué, Gary Finelle

Implantation et profil d’émergence : évolution des concepts
Benjamin Cortasse, Julien Mourlaas, Benoît Bernaud

Réhabilitation implantaire de l’édenté complet : une affaire d’expert ?
Frédéric Chamieh, Ahmed Rabiey

Responsabilité médico-légale en implantologie pour l’omnipraticien
Henri Chanéac

S’évader

Art

Impressions fortes : deux expositions parisiennes immanquables
Thierry Leroux

 


Éditorial

L’implantologie omnipratique en 2022 :oxymore ou réalité

L’implantologie omnipratique en 2022 : oxymore ou réalité ? Depuis ses débuts dans les années 1980, l’implantologie est considérée comme une discipline à part entière… Sous l’impulsion du Professeur Brånemark, elle est alors réservée à une élite chirurgicale ultra-spécialisée. Le cahier des charges rigoureux et précis se rapproche davantage de la chirurgie orthopédique que de la dentisterie.

Plus de quarante années plus tard, l’implantologie s’est repositionnée, non seulement comme une discipline incontournable dans l’arsenal thérapeutique du chirurgien-dentiste, mais surtout comme une discipline transverse au carrefour de la chirurgie, de la prothèse et de la parodontologie.

En effet, nous pouvons constater que les traitements implantaires trouvent leur place aussi bien dans les cabinets d’omni-pratique implanto-conscients que dans les structures d’implantologie.

Ces dix dernières années, la communauté scientifique d’une part, et les développements industriels d’autre part, ont ouvert la porte à de nouvelles techniques et matériaux dans le but de rendre les procédures moins invasives, plus prévisibles et plus accessibles. Le boom technologique que nous vivons permet de visualiser, planifier et affiner notre diagnostic ainsi que d’assister et sécuriser nos procédures.

Dès lors, l’enjeu n’est plus de savoir si un omnipraticien formé est apte à ajouter l’implantologie comme une nouvelle corde à son arc, mais plutôt de savoir sélectionner les cordes dont il a la maîtrise théorique et technique.

C’est pourquoi un numéro spécial est consacré, pour la première fois, au sujet de l’implantologie en omnipratique et aborde les concepts de traitement moderne dans son ensemble et à travers son spectre d’indications cliniques.

Au fil des différents articles, les auteurs, que je remercie chaleureusement pour leur généreuse expertise, apportent des éléments de réponses aux différentes interrogations que tout implantologiste ou praticien exerçant l’implantologie se pose durant sa carrière :

  • comment distinguer un cas simple d’un cas difficile ? Où se situe notre limite ?
  • à quel moment dois-je implanter après l’extraction ?
  • suis-je capable de traiter un cas d’antérieur ou un cas d’édenté complet ?
  • quels sont les enjeux médico-légaux en cas d’échec implantaire ?

Nul doute que les traitements avancés (régénération osseuse, profil médical à risque…) resteront l’affaire des spécialistes, mais il y a fort à parier que nos confrères omnipraticiens, épaulés par les outils modernes, seront les acteurs principaux d’une implantologie soucieuse de répondre aux attentes de nos patients.

Gary Finelle
Coordinateur scientifique de l’édition


Avant-propos

La compétence consiste à connaître ses incompétences

L’implantologie constitue depuis de nombreuses années une option thérapeutique face à un édentement unitaire ou plural acquis. Lors de son apparition dans notre pays, ce type de traitement était réservé à quelques initiés « spécialistes », qui avaient suivi des formations adéquates. Aujourd’hui, il est enseigné lors du cursus universitaire afin que tous les chirurgiens-dentistes en possèdent les connaissances de base.

La décision, l’indication de la mise en place d’un traitement implantaire est une compétence pleinement dévolue au praticien « pluricompétent » (terme qui me semble plus approprié que celui d’omnipraticien). Cette décision passe par une réflexion préalable mettant en jeu des compétences parodontales, endodontiques et prothétiques. Car comme l’exprime si bien Pjetursson BE et al.* dans la conclusion de leur article : « Un implant est censé remplacer une dent absente. »

Les articles proposés ici, dans ce numéro coordonné par le Dr Gary Finelle, vous proposent d’analyser dans différentes situations cliniques les indications des thérapeutiques implantaires et leurs possibles difficultés pour mieux apprécier les capacités de chacun à aborder ce type de traitement et savoir, si besoin, recourir à un praticien plus expérimenté dans ce domaine. La compétence est de connaître au mieux ses propres incompétences, et cela est aussi valable pour des « spécialistes »… parfois trop monothérapeutiques.

Très bonne lecture.

Michel Bartala
Rédacteur en chef

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