Fraudes sociales et fiscales : les montants détectés franchissent pour la première fois 20 Md€ en 2025

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Les actions de lutte contre les fraudes fiscales et sociales ont permis de détecter, redresser ou éviter plus de 20 milliards d’euros en 2025, un niveau inédit depuis le lancement des dispositifs de contrôle coordonnés, indique un communiqué commun des ministres chargés de la sécurité sociale et des comptes publics, le 8 avril.

17,1 milliards d’euros correspondent à des droits et pénalités notifiés dans le champ fiscal, et environ 3 milliards d’euros relèvent de la fraude sociale.

Le contrôle fiscal, assuré par la Direction générale des finances publiques (DGFiP), progresse de 3 % par rapport à 2024. Sur les montants notifiés, 11,4 milliards d’euros ont été encaissés en 2025. Cette évolution est attribuée à un ciblage plus fin des contrôles et à l’exploitation renforcée des données, dans un cadre présenté comme respectueux des droits des contribuables.

Dans le champ social, les montants de fraude détectée, évitée ou redressée atteignent 3,1 milliards d’euros, soit une hausse de 4,1 % sur un an et un niveau deux fois supérieur à celui observé en 2021. La branche Famille du régime général concentre 509 millions d’euros de fraudes détectées (+ 13 %), principalement liées à la dissimulation de ressources, aux fausses déclarations et à des situations de résidence non conformes.

Centres de santé : 138 millions
La Caisse nationale d’assurance maladie, qui doit dévoiler le 16 avril son bilan détaillé a, de son côté, détecté ou évité 723 millions d’euros de préjudice en 2025, en progression de plus de 15 %. Trois secteurs expliquent l’essentiel de cette hausse : les centres de santé (138 millions d’euros, contre 39 millions en 2024), les transports sanitaires (61 millions d’euros) et les fournisseurs de dispositifs médicaux (33 millions d’euros). Les fraudes aux arrêts de travail progressent également, atteignant 49 millions d’euros. Si environ la moitié des fraudes est le fait d’assurés, 84 % des montants financiers en cause relèvent de fraudes commises par des professionnels de santé, soit 621 millions d’euros.

Dans la branche vieillesse, l’action de la Cnav a permis de détecter ou d’éviter 255 millions d’euros, en hausse de 18 % sur un an. Les réseaux des Urssaf ont, pour leur part, redressé 1,503 milliard d’euros au titre de la lutte contre le travail dissimulé, un montant stable. Enfin, les caisses de la mutualité sociale agricole (MSA) ont détecté ou recouvré 67 millions d’euros, portés par une augmentation de 27 % du nombre de contrôles.

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