Marc Dangleterre, prince de la couronne et roi du vélodrome

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°19 - 21 mai 2026 (page 50-53)
Information dentaire
Durant toute sa carrière, Marc Dangleterre s’est souvent échappé de son cabinet de Douai pour enfourcher son vélo et avaler les tours sur les vélodromes du monde entier. À bientôt 75 ans, notre confrère compte treize titres de champion du monde de cyclisme sur piste dans sa catégorie. On a essayé de prendre sa roue.

Il faut l’observer se concentrer, comme happé par l’épreuve qui l’attend, les deux mains accrochées au guidon. Départ dans cinq, quatre, trois… Marc Dangleterre écrase les pédales pour prendre de la vitesse, mètre après mètre. Nous sommes en octobre 2025 et, dans quelques minutes, sur la piste du mythique vélodrome de Roubaix, il mettra K.-O. son adversaire et sera sacré champion du monde de cyclisme sur piste masters. Dans quelques minutes, le dentiste de Douai pourra lever les bras : il aura droit aux applaudissements, au podium, à « La Marseillaise » et à la fameuse tunique arc‑en‑ciel. Le pistard, qui concourt dans la catégorie d’âge 70‑74 ans, en a encore des frissons. « À chaque fois, c’est un moment magique, une sensation particulière, une émotion dingue », confie‑t‑il.

« À chaque fois » ? Oui, oui ! Car à bientôt 75 ans, Marc Dangleterre possède un palmarès long comme le bras : vingt‑deux titres de champion de France, neuf titres de champion d’Europe et surtout treize titres de champion du monde : Manchester en 2006, 2012, 2016 et 2023, Sydney en 2007, Los Angeles en 2017, 2018 et 2022, et donc Roubaix en 2024 et 2025. Son autre fierté : avoir chipé deux fois des records du monde.

« Je me retrouve à côté de gamins de 16 ans  »

Et qu’on se le dise : notre confrère n’a pas encore l’intention de tirer sa révérence : 500 mètres départ arrêté, vitesse individuelle, vitesse par équipe… « J’en ai encore sous la pédale, prévient‑il. Tant que le corps tient, je continue. Et quand je m’aligne, c’est pour gagner.  »

En moyenne, il s’entraîne « entre 8 et 9 heures » par semaine. « Deux heures d’endurance le week‑end, efforts intenses le mardi, musculation le mercredi et jeudi, home trainer le vendredi », détaille‑t‑il, en vérifiant de n’avoir rien…

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