Techniques de chirurgie plastique parodontale et recouvrement radiculaire
Principes biologiques du recouvrement radiculaire
Les récessions gingivales peuvent être associées à des manifestations cliniques telles que l’hypersensibilité dentinaire, la susceptibilité accrue aux lésions cervicales non carieuses et des modifications de l’écologie bactérienne au niveau cervical. Dans ce contexte, les procédures de recouvrement radiculaire visent non seulement à restaurer l’harmonie esthétique du sourire mais également à recréer un environnement tissulaire stable autour des dents [2-5].
La compréhension moderne des récessions gingivales repose largement sur la classification proposée lors du World Workshop de 2017 organisé conjointement par l’European Federation of Periodontology et l’American Academy of Periodontology. Cette classification distingue les récessions de type RT1, RT2 et RT3 selon la relation entre la perte d’attache interproximale et la profondeur de la récession vestibulaire. L’intégrité des tissus interproximaux apparaît ainsi comme un déterminant majeur de la capacité biologique de recouvrement radiculaire et du pronostic de recouvrement complet [2-5, 6]. Cette approche diagnostique et thérapeutique est également reprise dans les recommandations cliniques conjointes de l’European Federation of Periodontology (EFP) et de l’American Academy of Periodontology (AAP), qui soulignent le rôle du phénotype gingival et de l’attache interproximale dans la prédictibilité des procédures de recouvrement radiculaire [7, 8]. C’est pourquoi, sauf à avoir besoin de créer complètement un bandeau de tissu kératinisé, la greffe gingivale libre de substitution n’est pas la technique de choix. Sa variabilité en termes de recouvrement ne la retient pas ou bien, la plupart du temps, avec une deuxième intervention pour ensuite déplacer le tissu créé.
La stabilisation du caillot sanguin constitue l’un des mécanismes…