La parodontite est une maladie inflammatoire chronique, multifactorielle, induite par la plaque dentaire chez un hôte génétiquement et/ou environnementalement prédisposé [1]. En l’absence de traitement, ses conséquences cliniques peuvent être majeures : perte dentaire progressive, altération significative de la fonction orale, notamment masticatoire, et préjudice esthétique. Par ailleurs, les répercussions systémiques de cette maladie parodontale, notamment en lien avec des maladies générales inflammatoires chroniques telles que le diabète, certaines pathologies cardiovasculaires, rhumatismales ou intestinales, sont désormais bien établies [2]. Or, à l’échelle mondiale, une revue systématique de la littérature avec méta-analyse a montré qu’entre 2011 et 2020, la prévalence de la parodontite atteignait 61,6 % (IC à 95 % : 55,1-67,9) chez les adultes dentés, dont 23,6 % correspondaient à un stade sévère [3].
De manière analogue, la péri-implantite est une pathologie induite par la plaque dentaire, partageant avec la parodontite de nombreux facteurs de risque et mécanismes étiopathogéniques [4]. Non traitée, son évolution conduit généralement à la perte de l’implant et la destruction des tissus de soutien environnants. Sur le plan épidémiologique, les données récentes indiquent également une prévalence élevée de cette affection, puisqu’elle concernerait 19,53 % (IC à 95 % : 12,87-26,19) des patients et 12,53 % (IC à 95 % : 11,67-13,39) des implants [5].
Dès lors, en raison de leurs répercussions cliniques délétères et de leur niveau de prévalence, la parodontite et la péri-implantite constituent un véritable enjeu de santé publique qui nécessite une prise en charge rigoureuse, standardisée et accessible.
Dans cette optique, la stratégie thérapeutique consensuelle repose en première intention sur deux étapes incontournables [6, 7] :
- le contrôle des facteurs de risque…