Depuis l’arrivée de ChatGPT en 2022, le terme « intelligence artificielle » est omniprésent. Il reste pourtant souvent mal compris, galvaudé, idéalisé et redouté. L’odontologie dans tous ses aspects n’échappe pas aux disruptions en lien avec l’IA. Le praticien a ainsi à sa disposition de nombreuses propositions commerciales en lien avec toutes les tâches au sein d’un cabinet dentaire (secrétariat, assistance, aide à la décision, analyse, etc.). De prime abord, ces technologies apparaissent attractives, car elles permettent une diminution de la charge mentale et une optimisation des tâches chronophages. Mais elles n’en sont pas moins faillibles et restent sous la responsabilité individuelle du chirurgien-dentiste. Afin de permettre une connaissance nécessaire et complète de l’IA et des enjeux associés, cet article propose d’abord de définir clairement ce que sont l’IA et ses concepts clés, puis d’examiner les champs d’application présents et futurs de cette discipline dans le contexte particulier de la dentisterie.
Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?
L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) définit l’intelligence artificielle (IA) comme « un système automatisé capable d’établir des prévisions, de formuler des recommandations ou de prendre des décisions » [1] en fonction d’objectifs définis par l’humain. En d’autres termes, l’IA consiste à faire exécuter par une machine un raisonnement qui imite celui de l’humain. Dans le monde de l’odontologie, les applications sont ainsi multiples : accueil et communication avec le patient, réalisation du plan de traitement, réalisation et analyse des examens complémentaires, gestion des rendez-vous.
L’IA est ainsi un terme valise regroupant de nombreuses familles d’approches et d’algorithmes. Chaque solution proposée utilise tout ou partie des sous-technologies présentées ci-après.