Description
Avant-propos
Rebranchez tout !
Michèle Reners
Éditorial
L’art et la matière…
Romain Cheron, Frédéric Bellot
Revue de presse
Restaurations partielles collées indirectes postérieures, matériaux et taux de succès
Pascal De March
Revue de presse spécialisée
Philippe Léonard
Actualités hebdo
Nicolas Fontenelle
Pré ADF 2026 : Les outils numériques en occlusodontie : indications et limites
DOSSIER ZIRCONE
Coordination scientifique : Romain Cheron, Frédéric Bellot
La zircone : une céramique très variée, pleine de subtilités avec un avenir radieux
Philippe François, Samuel Morice, Romain Ceinos, Élisabeth Dursun, Jean-Pierre Attal
Préparations verticales pour couronnes : vers une évolution raisonnée de la BOPT
David Gerdolle
Bridge cantilever antérieur : concept du « no-prep », À propos d’un cas clinique
Martin Desiron, Alexandre Degueldre
Bridges collés cantilevers postérieurs en céramique (BCCPs)
Jean-Pierre Attal, Élisabeth Dursun, Élisa Caussin, Samuel Morice, Gil Tirlet, Franck Renouard,
Philippe François
Facettes « no-prep » : du disilicate à la zircone, vers une sélection raisonnée du matériau
Media Ossareh Maddah, Joachim Sojae, Serge Erpen, Carlo Massimo Saratti
Évasion
Art
Fenêtres ouvertes aux troublantes réflexions
Thierry Leroux
Éditorial
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L’art et la matière…
L’histoire de la dentisterie restauratrice pourrait presque se lire ainsi : pendant longtemps, améliorer la solidité d’une restauration supposait d’augmenter son épaisseur, de rechercher davantage de rétention, de préparer davantage la dent. La pérennité avait un prix, et ce prix se mesurait souvent en tissu dentaire sacrifié.
Puis les matériaux ont changé. Les techniques ont évolué. Le collage a bouleversé nos certitudes. Lorsqu’elle a fait son apparition en odontologie, la zircone a d’abord été regardée à travers le prisme de ce que nous connaissions déjà, remplaçant les armatures métalliques au profit de couronnes céramo-céramiques… Nous avons cherché à l’intégrer à nos protocoles, à comprendre sa résistance, à apprivoiser son opacité en constatant, un peu désolés, que la liaison du cosmétique était moins bonne que sur le métal… Les « chippings » répétés de céramique cosmétique semblaient ouvrir une aire du « plus beau mais moins bien » !… Plus triste encore, ce matériau peinait à s’inscrire dans la tendance conservatrice puisqu’on maîtrisait mal son collage…
Pour rester dans la course, elle devait progresser, tant optiquement en réduisant son opacité pour ouvrir la voie au monolithique, que dans sa capacité d’adhésion.</p><p>Et elle a évolué… À tel point qu’aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de savoir ce que nous pouvons faire avec la zircone, mais de comprendre comment elle nous permet de faire évoluer nos techniques et pratiques.
Onlays, overlays, vertipreps, bridges collés cantilever antérieurs ou postérieurs, préparations ultrafines et facettes no-prep témoignent, chacune à leur manière, de cette évolution.
Mais ainsi, cette sophistication technologique ne diminue en rien la responsabilité du praticien. Elle l’augmente. Car plus le champ des possibles s’élargit, plus le discernement devient essentiel.
Ce numéro spécial est donc consacré à la zircone, mais pas uniquement ; il participe aussi à observer l’évolution de l’art dentaire moderne. À travers le passé, le présent et ce que nous pouvons entrevoir du futur, il interroge plus largement notre manière de préparer, de restaurer, de coller et, finalement, de préserver.
Et dans une société éminemment soucieuse de l’esthétique, il semble impératif de faire évoluer de concert les techniques et les matériaux. Avec l’art et la manière !
Romain Chéron, Frédéric Bellot</b>, Coordinateurs scientifiques du numéro