Covid-19 : si l’été atténuerait l’épidémie, elle pourrait ressurgir en septembre selon l’Académie de médecine

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« Les climats chauds ont un effet réducteur sur la transmission de SARS-CoV-2 et confortent l’hypothèse d’une influence saisonnière du climat sur l’épidémiologie de la Covid-19 dans les pays tempérés », assure l’Académie de médecine dans un communiqué du 25 mai. Le gouvernement devrait donc « intégrer le facteur climatique dans les modélisations du phénomène épidémique et prendre en compte les prévisions météorologiques ». Car selon sa propre étude, l’indice de diffusion de 2,67 contaminés pour un malade en Europe (dit taux d’attaque) pour une température moyenne de 11,2°C, s’abaisse à 0,03 en Afrique subsaharienne où la température moyenne s’élève à 34,8°C.

C’est pour confirmer plusieurs études internationales déjà publiées sur le sujet, que les académiciens ont lancé leur étude à partir d’un réseau de 19 médecins, pharmaciens et cadres de santé exerçant en zone tempérée (France et Italie), en zone africaine intertropicale (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Togo, Gabon) et dans les DOM/TOM (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, St Martin, St Barthélémy, Nouvelle Calédonie). Chaque correspondant local a établi des relevés hebdomadaires à partir du premier cas déclaré en discernant les cas confirmés, les cas « importés », les cas « autochtones » permettant d’établir l’indice de diffusion [cas autochtones / population de référence], le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès. « Les températures moyennes hebdomadaires, ont été relevées, ainsi que les densités de population, l’arrivée groupée de voyageurs malades, la prise éventuelle de chloroquine et le respect des mesures de confinement », détaille encore l’Académie.

Conclusion : si l’épidémie devrait refluer cet été en Europe avec la montée des températures, elle pourrait ressurgir notamment en France au mois de septembre « surtout si la circulation du SARS-CoV-2 persiste dans l’hémisphère Sud pendant l’été ». L’Académie enjoint donc les autorités sanitaires à « renforcer les capacités de surveillance, de prévention et de riposte » dès la rentrée.

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